La ligne éditoriale narrative

Il y a trois catégories principales d’articles publiés sur Le Primidi:

les articles artistiques, les articles d’actualité, les articles d’apprentissage.

Ils incarnent tous l’idéologie du Primidi.

Les articles artistiques ont pour principal objectif d’amener le lecteur en territoire esthétique inexploré.

Les articles d’apprentissage ont pour but de favoriser des compréhensions de concepts.

Les articles d’actualité ont pour but de dresser un portrait fidèle, le plus clair possible, de l’état du monde.

P.-S. I: Je rajoute une quatrième catégorie, absolument essentielle pour survivre en ce monde:

Les articles d’humour, qui ont pour but de favoriser un détachement émotionnel et une légèreté face aux problèmes de ce monde, légèreté essentielle pour demeurer sain d’esprit.

P.-S. II: Biensûr, les concepts sont séparés, mais les catégories sont en réalité fluides, même si l’une d’elles est souvent dominante. Ex.: un texte d’actualité avec une pointe d’humour, un article d’apprentissage artistique, une actualité qui éclaire un fait sous l’angle d’une concept fondamental, un trait d’humour qui éclaire une grande vérité…

Les articles artistiques

La popularité n’est pas un critère. La nouveauté n’est pas un critère. Le nombre de frissons est un critère (Pathos). L’intelligence est un critère (Logos).

Les articles d’apprentissage

La compréhension. Naturelle. Humaine. Politique. C’est tripatif, et même jouissif.

Un texte d’apprentissage doit correspondre à un, ou plusieurs des critères suivants.

  • Il suscite l’émerveillement et la joie de comprendre.
  • Il porte des compréhensions qui aident à mieux vivre sa vie, individuelle et sociale.
  • Il offre des concepts simples, bien articulés, pour favoriser la compréhension objective du fonctionnement du monde dans lequel on vit.

Les articles d’actualité

Des grandes agences de Presse, Tu te méfieras. (Outil de propagande)

  • Si tout le monde en parle, écoute mais ne parle pas. À moins que tu voies les choses sous un angle fondamental inédit.

  • Si tout le monde regarde dans une direction, demande-toi ce qu’il peut bien y avoir d’intéressant ailleurs. Est-ce une diversion? Dans bien des cas, oui. Alors quelle est cette chose tapie dans l’ombre à l’abri des regards?

  • Laisse les catastrophes, les incendies, les meurtres, les scandales aux autres médias. Laisse-leur ces nourritures putrides, anxiogènes et paralytiques. Toi, tu fais de la haute gastronomie démocratique. Toi, tu favorises l’action.

  • Tu ne veux pas être le premier à parler de quelque chose. Les scoops, c’est pour les faibles. Tu veux être le meilleur. Le plus intelligent. Le plus passionné. Si tu es le premier à parler de quelque chose, c’est tout simplement parce que tu as l’habitude de regarder ailleurs.

  • Place toujours une actualité en perspective et en relation. On peut penser à la perspective historique. Aux relations entre différents articles pertinents.

Les articles d’humour

La satire est jouissive, l’absurde est un baume pour le coeur, le rire une libération des tensions.

  • Ne caricatures jamais un individu. Une idée, un concept, une institution : oui. Attaquer les individus perpétue la croyance que ce sont les individus qui améliorent ou détruisent le monde. Alors qu’en réalité, ce sont les idées et les institutions qui les incarnent qui changent le monde.

  • Dans ton humour, sois intelligent, sois empathique, sois mordant et audacieux.

Ton et forme

Si le Pathos et le Logos, l’Émotion et la Raison sont d’une extrême importance, le style (Ethos), la manière, le ton, est l’incarnation d’une philosophie. Ce ton s’applique à tous les types d’articles.

Fuck la froideur objective

On peut à la fois analyser objectivement des faits et éprouver/communiquer des émotions.

  • Sois transparent. Sois subjectif. Sois toi. Il est hypocrite de dissimuler ses émotions, ses opinions, pour présenter uniquement les faits, car les opinions, les croyances préalables, orientent toujours l’écriture du texte et l’analyse de la réalité, malgré l’illusion d’objectivité. C’est l’intersubjectivité qui éclaire les lecteurs. Pourquoi as-tu choisi ce sujet en particulier? Pourquoi juges-tu que c’est important? Quels sentiments ça éveille en toi? N’aies pas peur d’en parler, si tu juges que c’est pertinent. *

  • Fuck le relativisme moral! La vérité existe. Le ciel est bleu. De telles vérités s’appliquent à la psychologie humaine, à la société, aux notions de bonheur et de souffrance. Ne sois pas l’un de ces autres moutons qui dit: tout le monde a droit à ses opinions, à ses vérités. Si tu utilises ta raison, il est fort probable que tu aies souvent raison, et que ceux qui ne l’utilisent pas aient souvent tort. Assume.

  • Fuck le politically correct. Ne pèse pas tes mots. Aucun sujet n’est tabou, tant que tu n’attaques pas des individus, mais des idées et des institutions, et que tu t’appuis sur la raison. Si certaines personnes n’ont pas la maturité émotionnelle nécessaire pour séparer leur identité de leurs idées, et se sentent heurtées par tes propos, ce n’est pas ta responsabilité.

La forme

  • Crée ton vocabulaire. Penses-y à deux fois avant d’utiliser un terme Un riche vocabulaire a été élaboré par les institutions en place pour manipuler la pensée. Les mots sont comparables à des frontières de pays . Les Européens ont tracé des frontières aléatoires et absurdes entre les pays africains, ces frontières étant sources de division, de conflits. C’est la même chose avec les mots, et les concepts. Voir Média=Religion Ou l’art de charcuter le réel. Par exemple, les adeptes de la décroissance se tirent dans le pied, car le mot décroissance n’a pas une connotation positive dans les esprits (nous préférons tous la croissance ). Leurs idées sont peut-être louables, mais leur vocabulaire, prisonnier du paradigme actuel, est comparable à un boulet. Peu importe la vigueur des ailes, on ne va nulle part avec un boulet. Libérez-vous des boulets mentaux! Des chaînes des vieux mots! Libérez-nous!

  • Sois bref. Sois clair. Sois profond. Utilise les mots les plus simples, les concepts les plus fondamentaux. Détruis toute phrase non-essentielle, toute source de confusion ou de complexité inutile. Une pépite d’or vaut plus qu’un tas de gravier.

Qu’attends-tu?

Laisse parler ton coeur et ta tête. Parle avec courage. Ne tombe pas dans le piège des mots. Utilise-les pour te libérer et libérer tes semblables.Le Premier Pouvoir est entre tes mains. Ce pouvoir, c’est le pouvoir de la pensée, c’est le pouvoir de la parole, c’est le pouvoir de la raison (un seul mot en grec: logos).

Au Primidi, en unissant nos voix, on peut changer les idées qui trottent dans les têtes des gens et surtout, des institutions dont ils font partie, et en changeant leurs idées, changer leurs comportements, et en changeant leurs comportements, changer la société, et en changeant la société, avoir le sentiment d’avoir fait quelque chose d’utile lors de notre bref passage sur Terre.

C’est le moment ou jamais (Voir le Manifeste). Si tu te reconnais. Si tu crois en toi et en tes idées, et que tu souhaites me partager quelque chose, n’hésite pas à m’écrire à cette adresse : cedrycklessard@leprimidi.ca

J’adore concocter des plans pour changer le monde, découvrir des personnes intéressantes et intelligentes. Je réponds à tous mes messages. Et je suis curieux de nature. Si tu vous m’écrivez, présentez-vous, dites-moi quels sont vos projets, vos visions, vos rêves. Ça m’intéresse:)

La ligne éditoriale corporative

La ligne éditoriale corporative

Les compagnies sélectionnées doivent proposer une solution fondamentale à un problème fondamental.

Ça peut sembler évident, mais en réalité, très peu de compagnies offrent des solutions fondamentales à des problèmes fondamentaux.

L’absurdité actuelle

Comme les solutions superficielles sont trompeuses! Par exemple, si un bateau coule, il est d’apparence efficace de transvider l’eau du bateau dans la mer à l’aide d’un seau. On peut concevoir le meilleur seau du monde, le plus hydrodynamique, le plus pratique : et c’est d’apparence efficace. L’eau se vide. Mais il faut vouer sa vie à acheter des seaux et vider le bateau, alors qu’on peut boucher le trou (le problème fondamental), et passer à autre chose. Le problème c’est que le producteur de seaux aime bien vendre ses seaux aux sots et les convaincre qu’ils sont essentiels, qu’ils en ont besoin.

Régler le problème à la source – boucher le trou dans le bateau- est utile aux hommes et à l’environnement, mais -horreur!- il est source de diminution de l’emploi, de perte de profits. Et ainsi, les hommes perdent leur temps et leur vie à fabriquer des choses qui ne servent à rien, à appliquer des solutions inutiles, gaspillant leur énergie et la matière précieuse de notre Mère la Terre. C’est pourquoi il est de la plus haute importance d’investir dans les compagnies qui règlent des problèmes fondamentaux (le trou dans le bateau) et non les problèmes superficiels ou secondaires (l’eau dans le bateau).

Note: Les solutions temporaires et superficielles sont utiles, le temps qu’une solution durable soit mise en oeuvre. Mais le nombre de compagnies qui se concentrent sur les solutions superficielles est tellement élevé, que nous pouvons sans inquiétude nous concentrer sur celles qui offrent des solutions fondamentales et durables.

Les solutions éphémères

Les compagnies ont intérêt à vendre des solutions superficielles, inefficaces, et inutiles. D’où les horreurs de notre temps, comme l’obsolescence programmée (asphalte de mauvaise qualité) et les idées tout simplement stupides, comme les pailles réutilisables (alors qu’on peut diminuer grandement la pollution causée par les pailles de plastique en buvant à même le verre).

Heureusement, il existe des compagnies qui proposent des solutions fondamentales à des problèmes fondamentaux. Tout n’est pas perdu, mes amis! Tout est à gagner.

Ensemble, si vous voulez bien, on va porter des compagnies qui sont utiles aux Hommes et à la Nature.

Les critères d’or

Une solution fondamentale doit tout d’abord régler un problème fondamental. Mais elle doit tout autant correspondre aux quatre critères d’or.

Critères Définition Contre-Exemple Exemple
Durabilité Le produit est fait pour durer. Un téléphone brise au bout de 5 ans. Un téléphone brise au bout de 50 ans.
Universalité Le consommateur n’est pas prisonnier d’un système. L’achat de cartouches d’encre spécifiques à chaque appareil. Une seule cartouche d’encre que l’on peut remplir soi-même.
Modularité Lorsqu’une partie est défectueuse, le consommateur peut changer une partie du produit plutôt que le produit complet. La batterie est intégrée dans l’appareil. On ne peut pas la changer soi-même On peut aisément changer la batterie.
Réparabilité Il est possible, et plus tentant, de réparer les pièces d’un produit plutôt que d’en acheter de nouvelles. Réparer X coûte 800$ et le produit neuf coûte 1000$. Réparer X coûte 100 $ et le produit neuf coûte 1000 $.

Si d’autres critères vous viennent en tête, écrivez-moi: cedrycklessard@leprimidi.ca

La compagnie idéale

La première compagnie dans laquelle je choisis d’investir est The Boring Compagny. Cette compagnie développe une machine qui creuse des tunnels avec une efficacité inégalée, et des coûts minimes. À mesure qu’elle creuse, la machine chie des briques, littéralement, qui sont soient offertes gratuitement à des organismes de charité ou vendues au rabais à des compagnies de construction. Mais ce qui est le plus excitant (encore plus que sa vitesse d’escargot), c’est tout le potentiel que cette machine implique pour l’amélioration de nos villes. Les tunnels sont pratiques, on peut faire des dizaines d’autoroutes superposées: elles sont plus résistantes aux tremblements de terre que les routes et ponts de surface. Et imaginez une ville où la plupart des déplacements de véhicule sont sous terre: imaginez le calme, les routes piétonnières, le silence, le chant des oiseaux! Moi, ça me motive beaucoup. C’est dans ce genre de compagnie là que je veux investir. C’est dans ce genre de monde-là que je veux vivre.

Si ça vous motive aussi, alors on est fait pour s’entendre.

Le processus de sélection

Certains groupes d’investissement sélectionnent les compagnies dans lesquels ils investissent selon de nombreux critères et une grille d’analyse complexe, pondèrent les résultats, donnent une note. Pas moi. Je choisis une compagnie parce que je tombe en amour avec elle: parce qu’elle m’inspire, parce qu’elle me fait rêver, parce qu’elle est intelligente, belle quoiqu’imparfaite. Je choisis une compagnie comme je choisis un partenaire de vie. D’une manière intuitive, vivante, raisonnée, je sais qu’elle correspond à mes critères. Je choisis une compagnie parce qu’elle est une partenaire pour créer le monde dans lequel je veux vivre. Si on partage la vision d’un monde meilleur, alors, we’re in business.


P.S; Ah, et aussi, je ne choisis qu’une seule compagnie par problème, la meilleure, ce qui implique qu’une compagnie portée par Le Primidi n’aura pas de compétiteurs parmi nos pages, en plus de bénéficier de publicité gratuite.

Si tu as envie d’en savoir davantage ou de me partager tes réflexions n’hésite pas à m’écrire à cette adresse : cedrycklessard@gmail.com.

C’est un sujet qui me passionne et je réponds à tous mes messages. J’adore les conversations profondes, les angles différents: j’en ressors toujours grandi.

Le monde a besoin de toi, de ton talent, de ton intelligence, de ta force. Si tu t’es rendu jusque là dans ta lecture, alors je crois qu’on est fait pour s’entendre, et aussi, pourquoi pas, changer le monde?