La ligne éditoriale corporative

La ligne éditoriale corporative

Les compagnies sélectionnées doivent proposer une solution fondamentale à un problème fondamental.

Ça peut sembler évident, mais en réalité, très peu de compagnies offrent des solutions fondamentales à des problèmes fondamentaux.

L’absurdité actuelle

Comme les solutions superficielles sont trompeuses! Par exemple, si un bateau coule, il est d’apparence efficace de transvider l’eau du bateau dans la mer à l’aide d’un seau. On peut concevoir le meilleur seau du monde, le plus hydrodynamique, le plus pratique : et c’est d’apparence efficace. L’eau se vide. Mais il faut vouer sa vie à acheter des seaux et vider le bateau, alors qu’on peut boucher le trou (le problème fondamental), et passer à autre chose. Le problème c’est que le producteur de seaux aime bien vendre ses seaux aux sots et les convaincre qu’ils sont essentiels, qu’ils en ont besoin.

Régler le problème à la source – boucher le trou dans le bateau- est utile aux hommes et à l’environnement, mais -horreur!- il est source de diminution de l’emploi, de perte de profits. Et ainsi, les hommes perdent leur temps et leur vie à fabriquer des choses qui ne servent à rien, à appliquer des solutions inutiles, gaspillant leur énergie et la matière précieuse de notre Mère la Terre. C’est pourquoi il est de la plus haute importance d’investir dans les compagnies qui règlent des problèmes fondamentaux (le trou dans le bateau) et non les problèmes superficiels ou secondaires (l’eau dans le bateau).

Note: Les solutions temporaires et superficielles sont utiles, le temps qu’une solution durable soit mise en oeuvre. Mais le nombre de compagnies qui se concentrent sur les solutions superficielles est tellement élevé, que nous pouvons sans inquiétude nous concentrer sur celles qui offrent des solutions fondamentales et durables.

Les solutions éphémères

Les compagnies ont intérêt à vendre des solutions superficielles, inefficaces, et inutiles. D’où les horreurs de notre temps, comme l’obsolescence programmée (asphalte de mauvaise qualité) et les idées tout simplement stupides, comme les pailles réutilisables (alors qu’on peut diminuer grandement la pollution causée par les pailles de plastique en buvant à même le verre).

Heureusement, il existe des compagnies qui proposent des solutions fondamentales à des problèmes fondamentaux. Tout n’est pas perdu, mes amis! Tout est à gagner.

Ensemble, si vous voulez bien, on va porter des compagnies qui sont utiles aux Hommes et à la Nature.

Les critères d’or

Une solution fondamentale doit tout d’abord régler un problème fondamental. Mais elle doit tout autant correspondre aux quatre critères d’or.

Critères Définition Contre-Exemple Exemple
Durabilité Le produit est fait pour durer. Un téléphone brise au bout de 5 ans. Un téléphone brise au bout de 50 ans.
Universalité Le consommateur n’est pas prisonnier d’un système. L’achat de cartouches d’encre spécifiques à chaque appareil. Une seule cartouche d’encre que l’on peut remplir soi-même.
Modularité Lorsqu’une partie est défectueuse, le consommateur peut changer une partie du produit plutôt que le produit complet. La batterie est intégrée dans l’appareil. On ne peut pas la changer soi-même On peut aisément changer la batterie.
Réparabilité Il est possible, et plus tentant, de réparer les pièces d’un produit plutôt que d’en acheter de nouvelles. Réparer X coûte 800$ et le produit neuf coûte 1000$. Réparer X coûte 100 $ et le produit neuf coûte 1000 $.

Si d’autres critères vous viennent en tête, écrivez-moi: cedrycklessard@leprimidi.ca

La compagnie idéale

La première compagnie dans laquelle je choisis d’investir est The Boring Compagny. Cette compagnie développe une machine qui creuse des tunnels avec une efficacité inégalée, et des coûts minimes. À mesure qu’elle creuse, la machine chie des briques, littéralement, qui sont soient offertes gratuitement à des organismes de charité ou vendues au rabais à des compagnies de construction. Mais ce qui est le plus excitant (encore plus que sa vitesse d’escargot), c’est tout le potentiel que cette machine implique pour l’amélioration de nos villes. Les tunnels sont pratiques, on peut faire des dizaines d’autoroutes superposées: elles sont plus résistantes aux tremblements de terre que les routes et ponts de surface. Et imaginez une ville où la plupart des déplacements de véhicule sont sous terre: imaginez le calme, les routes piétonnières, le silence, le chant des oiseaux! Moi, ça me motive beaucoup. C’est dans ce genre de compagnie là que je veux investir. C’est dans ce genre de monde-là que je veux vivre.

Si ça vous motive aussi, alors on est fait pour s’entendre.

Le processus de sélection

Certains groupes d’investissement sélectionnent les compagnies dans lesquels ils investissent selon de nombreux critères et une grille d’analyse complexe, pondèrent les résultats, donnent une note. Pas moi. Je choisis une compagnie parce que je tombe en amour avec elle: parce qu’elle m’inspire, parce qu’elle me fait rêver, parce qu’elle est intelligente, belle quoiqu’imparfaite. Je choisis une compagnie comme je choisis un partenaire de vie. D’une manière intuitive, vivante, raisonnée, je sais qu’elle correspond à mes critères. Je choisis une compagnie parce qu’elle est une partenaire pour créer le monde dans lequel je veux vivre. Si on partage la vision d’un monde meilleur, alors, we’re in business.


P.S; Ah, et aussi, je ne choisis qu’une seule compagnie par problème, la meilleure, ce qui implique qu’une compagnie portée par Le Primidi n’aura pas de compétiteurs parmi nos pages, en plus de bénéficier de publicité gratuite.

Si tu as envie d’en savoir davantage ou de me partager tes réflexions n’hésite pas à m’écrire à cette adresse : cedrycklessard@gmail.com.

C’est un sujet qui me passionne et je réponds à tous mes messages. J’adore les conversations profondes, les angles différents: j’en ressors toujours grandi.

Le monde a besoin de toi, de ton talent, de ton intelligence, de ta force. Si tu t’es rendu jusque là dans ta lecture, alors je crois qu’on est fait pour s’entendre, et aussi, pourquoi pas, changer le monde?

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