Le modèle d’affaires

Le Primidi est propriétaire d’un fonds qui investit dans des compagnies utiles, bénéfiques à l’être humain et à l’écosystème.

Les retours sur ces investissements servent à financer les salaires des employés et les frais de fonctionnement du Primidi.

En bref, le Primidi offre gratuitement la précieuse lumière de l’attention des lecteurs aux entreprises qu’il sélectionne, sans modèle publicitaire.

Des projets et des produits utiles qui auraient difficilement vu le jour prennent alors vie.

Au Primidi, nous ne parlons pas de projets ou de produits parce qu’on nous paye. On en parle parce qu’on y croit. Et parce qu’ils correspondent à notre rigoureuse et inspirante ligne éditoriale corporative.

Parce que l’argent doit être au service des idées.

Signature, Cédryck Lessard Éditeur en Chef et Fondateur,


Les deux horreurs du modèle d’affaires actuel des médias patronaux

Horreur no.1 : le modèle publicitaire

Comment peut-on œuvrer à servir la santé des hommes, lorsqu’on est financé par Coca-Cola? Comment peut-on favoriser la diminution de la consommation, lorsqu’on est financé par des compagnies vendant des objets inutiles?

On s’insurgerait si un politicien était financé par une compagnie privée: atteinte à la démocratie! Mais lorsque c’est le cas des journalistes,qui sont à la base du processus démocratique, la question ne se pose étrangement même pas. (Il est bon de se rappeler que ceux qui posent les questions sont les journalistes). Il y aurait une indépendance d’ordre quasi surnaturelle entre le processus journalistique et les impératifs financiers. Et pourtant, c’est une vérité admise par tous, qu’on sert la main qui nous nourrit.

Horreur no.2 : le modèle propriétaire de type média-esclave

Les grands groupes financiers (Groupe Québecor, Power Corporation, etc.) utilisent les médias qu’ils possèdent pour manipuler l’opinion publique et orienter les décisions politiques dans le but de favoriser les rendements des entreprises qu’ils possèdent. C’est la population qui en sort grande perdante, car le bien commun est mis de côté pour servir les intérêts privés, qui sont souvent opposés à l’intérêt collectif et à la santé de notre Mère la Terre.

Comment échapper à l’horreur?

Il est impossible d’avoir un impact considérable sur la société si on est petit, et on ne peut pas être un grand média sans la puissance du modèle propriétaire. C’est pourquoi je n’ai pas choisi la formule de l’abonnement, qui limite la portée du message. Mais alors, comment échapper à l’horreur médiatique actuelle?

En passant de l’horreur à l’honneur. En utilisant le même modèle propriétaire, mais en inversant la dynamique de propriété. De cercle vicieux à cercle vertueux

Chez les médias ultrapatronaux, ce sont les groupes d’investissement qui possèdent les médias, alors qu’au Primidi, c’est le média qui possède les groupes d’investissement (le modèle propriétaire de type média-maître).

Le même modèle en apparence, à la différence- et quelle différence!- que la propriété n’est pas dans les mêmes mains.

Pour transformer un cercle vicieux en cercle vertueux,

il n’y a qu’à tourner dans le sens inverse.


Le tableau

La Grande Force

Dire non. Là est la Grande Force. Non, je refuse de te publiciser, je n’accepte pas ton argent, je refuse de te servir.

Car on sert la main qui nous nourrit. Et la liberté consiste à choisir cette main avec discernement.

Les avantages du Modèle propriétaire

Le modèle publicitaire est une vraie plaie, et le modèle par abonnement limite la portée de l’impact. Ce tableau, en un souffle, vous explique pourquoi le modèle propriétaire est le meilleur pour le lecteur, l’entreprise, le médiateur(journaliste) et le média généraliste.

Partie prenante Publicitaire Abonnement Propriétaire
LECTEUR – La qualité et la profondeur ne sont pas au rendez-vous | – Agressé par des offres publicitaires consuméristes impertinentes | + Le contenu est gratuit + La qualité et la profondeur sont au rendez-vous | + Pas de publicité | – Le contenu coûte de l’argent + La qualité et la profondeur sont au rendez-vous| + Des contenus qu’on ne trouve nulle part ailleurs grâce à la double indépendance éditoriale du média face aux compagnies et aux lecteurs. | – Publicité native non agressante et contextualisée| + C’est gratuit
ENTREPRISE – Publicité coûte de l’argent | +Attention d’une grande masse de clients potentiels | – L’attention des clients est divisée entre de nombreux compétiteurs. Ne s’applique pas + Aucun frais publicitaire| + Le média investit et croit en vous | + Attention d’une grande masse de clients potentiels | + Attention des lecteurs n’est pas divisée entre de nombreux compétiteurs. | – Pour bénéficier de ces nombreux avantages, il faut être sélectionné par le média investisseur en correspondant à une ligne éditoriale corporative inspirante et exigeante.
MÉDIATEUR/JOURNALISTE – Pression pour produire des contenus rapidement| – Non réalisation de son plein potentiel | – Autocensure pour produire des contenus brand-safe +Temps pour produire des contenus de qualité | + Réalisation de son plein potentiel | + Pas besoin d’être brand-safe. | – Nécessité d’être lecteur safe + Temps pour produire des contenus de qualité| + Réalisation de son plein potentiel| + Pas besoin d’être brand safe(). | + Pas besoin d’être lecteur safe. = L’audace est au rendez-vous. | =
MÉDIA – Insécurité. Les revenus publicitaires sont à court terme et ponctuels. Les lecteurs s’en vont, les revenus s’en vont.| + Le contenu gratuit permet d’influencer une grande masse de lecteurs| – Insécurité. Les revenus de l’abonnement sont à court terme et ponctuels. Les lecteurs s’en vont, les revenus s’en vont. | + Les joies d’être petit et rentable| – Difficulté de devenir grand public et d’influencer une grande masse de lecteurs + Sécurité. Les revenus de l’investissement sont à long terme et récurrents. Les lecteurs s’en vont, les revenus restent. Les compagnies participantes ne peuvent pas s’en aller, puisque le média est propriétaire. Le risque n’est plus associé aux fluctuations du lectorat ou des revenus publicitaires, mais aux fluctuations du marché. | + La double indépendance face aux compagnies et aux lecteurs |

Les modèles d’affaire des médias québécois

L’Équilibriste, le Frankeinstein et le Centaure

Il est possible de mixer ces modèles. Comme lorsqu’on mélange les couleurs, ça peut faire des harmonies intéressantes, ou une couleur horrible et incohérente.

Parmi les incohérences, il y a Le Devoir, qui opte pour un modèle mixte publicitaire et par abonnement. Ça demande d’être un excellent équilibriste. Le Devoir faillit royalement à la tâche. Le National Geographic, quant à lui, réussit assez bien ce délicat équilibre entre abonnement, publicités contextuelles (caméras, voyages) et articles de fond.

Il y a aussi La Presse, le Frankeinstein des médias traditionnels, qui mixe le modèle propriétaire de type média-esclave avec le modèle publicitaire et le modèle philanthropique, en plus du modèle par subvention étatique. C’est un peu comme essayer d’avoir le beurre, l’argent du beurre, et le sourire de la fermière. En affaires, comme dans la vie, cette approche est glissante…

TVA-Journal de Montréal, quant à eux, constituent un hybride cohérent du modèle propriétaire et publicitaire, selon la variante du média-esclave. C’est le Centaure des médias québécois!

Radio-Canada et Télé-Québec sont des modèles mixtes publicitaires et de subventions étatiques.

VTélé a un modèle publicitaire.

Le Primidi n’est pas mixte. Il est propriétaire de type média-maître et fier de l’être.

Si le modèle d’affaires constitue les fondations du média, quelles seraient ces racines nourricières sans une vision, sans un idéal, sans les branches qui tendent vers les étoiles?

Tout comme son modèle d’affaires, l’idéologie du Primidi se démarque de celle de tous les autres médias, que ces derniers soient pro ou antisystème.

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